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Un film phénoménal dans sa conception ! Certains diront que ce film n'en est pas un, car il ne ressemble pas au cinéma qu'ils connaissent et que par cela ils n'ont pas aimé. Et moi je leurs répondrait que je suis complètement d'accord avec eux. Car pour moi ce film se trouve au dessu du cinéma que l'on connait ou plus précisément entre celui-ci et nous spectateurs, et que par conséquant une catégorie de spectateur qui ira voir se film dans le seul but d'être diverti, passera à coté de l'oeuvre, et ne la comprendra pas.
L'innovation que je trouve incroyable ici c'est la capacité qu'a le réalisateur à se faire totalement oublier. Il n'y a plus de caméraman celui-ci est pourtant dans le cinéma traditionnel homniprésent même si sa présence donne lieu pourtant à un non-sens par rapport à la réalité (les personnages ne le voient pas alors qu'il se trouve il juste à coté d'eux) ou encore que chaque coupe entre les différents plans, donne lieu à une invraissemblabilité du temps et de l'espace (exemple deux personnages discutent, on passe d'un visage à l'autre sans mouvement physique dans l'espace, ou encore on passe de la discussion de ces deux personnages à un troisième caché derrière la porte à cinq mètres de là etc..) mais le spectateur est abitué depuis petit à ces règles qui constituent le cinéma, il les a intégré et donc il sait en faire abstraction. Cependant ces règles même de manière inconsciente sont perçues par ce dernier, elles lui permètent de faire la différence entre les évènements réels de la vie et les scènes jouées au cinéma. Mais ici le caméraman n'éxiste plus, et j'aurais même envie de dire; pour la simple et bonne raison qu'on le verrait s'il était là... et la caméra est cette fois intégrée en tant qu'élément narratif de l'histoire ce sont les personnages qui filment ce qui leurs arrive tout comme nous pourrions le faire dans la réalité. Par ce fait il n'y a plus de point de vue externe (le caméraman) comme dans le cinéma traditionnel ou de coupes invraissemblables du temps et de l'espace, ces rêgles qui font que l'on sait qu'on se trouve devant une fiction, n'éxistent plus. Ici c'est nous "le caméraman" et nous voyons tous comme si nous nous trouvions avec eu ou plus précisément, à leurs places le filtre du caméraman n'existant plus. C'est pour cela que certains spectateurs passeront à coté du film car il ne répond pas à l'attente que l'on peut avoir d'un film au cinéma, l'attente de voir un simple divertissement sans conséquence puisque ce n'est que du cinéma.
Cependant il touchera au plus haut point des veritables cinéphiles ainsi que les ames sensibles et toutes personnes dotées d'un tant sois peu d'imagination, car la barrière du cinéma n'étant plus, le visionnage du film deviendra alors une expérience émotionnelle forte et touchera de manière différente chaque spectateur en y impliquant sa perception sentimentale, propre à lui-même, de la sorte qu'il interprétera les évènements du film de la même façon qu'il le ferait dans la réalité, avec sa façon personnelle de voir le monde. Car ce n'est pas la même chose de voir un personnage courir pour fuir le monstre qui le poursuit et de le voir s'arréter tétanisé se retourner et se faire dévorer depuis un point de vu extérieur (celui du caméraman), que de voir se qu'il voit à l'écran, c'est a dire l'image d'un paysage dévalant sous nos pieds, le bruit haletant de sa respiration, le bruit sourd des pas de quelque chose d'énorme qui nous poursuit mais que l'on ne voit pas et puis enfin, de peur, s'arréter se retourner, et regarder droit dans les yeux ce monstre juste avant de voir sa gueule s'ouvrir et broyer l'image que nous regardons...
Avec Michael Stahl-David, Lizzy Caplan, Jessica Lucas, ...
Année de production : 2008




. Mais loin de la ! 














